MADRID

Journal de voyage

 

Mercredi 12 mai 2010

Les premières images que je reçois de la capitale espagnole sont celles des supporters de foot de l’Atlético de Madrid qui attendent un avion à l’aéroport Barajas et fonctionnent à la bière à 9.00 du matin. Ce soir leur équipe dispute la finale de l’Europa League contre Fulham. Dans quel état seront-ils au coup d’envoi ?
L’hôtel s’appelle Regina et se trouve au 19 de la rue Alcalá, très très longue rue qui traverse presque tout Madrid. Nous sommes à quelques pas de la Puerta del Sol.
Après le petit déjeuner au Vips d’à-côté, nous retournons à l’hôtel à la rencontre des parents de Yarín qui sont en Espagne depuis une dizaine de jours. Après les retrouvailles on sort, direction la Gran Vía : longue avenue commerçante qui fête ses 100 ans. Dans un style architectural différent, la Gran Vía me fait penser à la 5ème avenue à New-York. Arrivés tout en bas, c’est la place d’Espagne où trône la statue de Don Quijote et Sancho Panza mais également quelques stands d’un marché artisanal. L’après-midi, après la sieste (histoire de récupérer d’un réveil à 3.00 du matin, on se balade dans le centre de la ville.
Yarín voit sa carte bleue bloquée par un distributeur récalcitrant de Caja Madrid. On appelle et normalement on devrait pouvoir la récupérer demain matin.


On poursuit la route jusqu’à la Puerta del Sol où les Madrilènes viennent en nombre pour fêter le nouvel an. De là on pousse jusqu’à la Plaza Mayor et sa statue équestre du roi Felipe II. La place est immense et très belle, d’une architecture typiquement espagnole. On fait le tour de la place et des boutiques qui la ceinturent avant de trouver un restaurant qui s’appelle La Catedral. Ici les menus sont complets (1er plat, 2ème plat, dessert, boisson, etc.) et les plats copieux. Tellement qu’après avoir mangé, on n’a qu’une seule envie : aller dormir !

 

Jeudi 13 mai 2010

Retour au Vips pour le petit-déjeuner : 4 euros pour 2 sandwichs jambon-fromage, un verre de jus d’orange frais et un café ou de l’eau : on appelle ça Bikini ici, c’est bon et d’un excellent rapport qualité/prix. Après, passage par la Caja Madrid pour récupérer la carte bleue bloquée hier. Une fois libérée, on l’essaye et elle est de nouveau bloquée ! on la libère à nouveau et on arrête les frais. On va se débrouiller autrement. On laisse la banque qui nous en veut pour poursuivre sur la Calle Alcalá jusqu’à la place des Cibeles où se réunissent les fans du Real Madrid en cas de victoire. On y trouve aussi en ce moment une fête du livre : des cabanes tenues par des librairies de tout le pays vendant un maximum de livres d’occasion. La ville est pleine des supporters de l’Atlético car leur équipe a gagné hier soir. On prend le passage du Prado (qui passe devant le musée du même nom) puis on pousse jusqu’à Atocha. C’est ici à la gare que le 11 mars 2004 a eut lieu le plus terrible attentat terroriste jamais opéré en Europe.



Près de la gare, sis le musée de la reine Sofía. Immense espace dédié à l’art du contemporain qui propose un large éventail de toiles et installations dont le célébrissime Guernica de Picasso. Outre les Picasso, on peut regarder des Miró, Picabia, Leger, etc. mais aussi et surtout des Dalí, notamment la jeune fille à la fenêtre, qui n’est autre que sa sœur Ana María, qui lui servit souvent de modèle à ses débuts.
Après le musée, c’est le déjeuner : 1er plat, 2ème plat, etc.
On descend prendre le métro qui ressemble beaucoup à celui de Londres pour un retour sur la Gran Vía : la Casa del Libro puis El Corte Inglés puis l’hôtel. Besoin de dormir ? ¡ Sí, señor ! Mais finalement je ne dormirai pas.
Fin d’après-midi, on ressort pour récupérer les billets du spectacle de ce soir, puis on va manger un morceau. Le spectacle ? Une comédie musicale sur la vie d’Edith Piaf par des Argentins. La performance de la comédienne qui joue Piaf (aussi des autres) est remarquable. Le reste… Quand tu es français et que tu manges de Piaf depuis ta naissance...
Après le spectacle, on va manger un morceau… Comment ça encore ? Ben oui ! Juste après, c’est dodo.

 

Vendredi 14 mai 2010

Par la Calle del Arenal qui commence à la Puerta del Sol, on profite du soleil, de la rue piétonne et des boutiques, en admirant au passage les façades des immeubles qui rappellent (et pour cause !) celles qu’on peut voir en Amérique Latine. On arrive au quartier royal : théâtre royal, palais royal, cathédrale royale, jardin royale, etc. Au passage je remarque un groupe de compatriotes habillés comme s’ils partaient faire le chemin de l’Inca alors qu’ils s’apprêtent seulement à visiter la demeure du Roi… Nous laissons la Voie Royale pour la rue Cava Baja et ses multiples tavernes qui nous poussent jusqu’à la rue Toledo où nous déjeunons. Pour moi pommes de terre à la sauce alioli et du chorizo frit ! Après ce festin, passage par la rue Magdalena (le quartier chinois) puis la rue d’Atocha avant de remonter jusqu’au parc del Buen Retiro (le bon repos) que nous traversons. C’est un très grand jardin public, agréable pour respirer de l’air frais, prendre le soleil, s’allonger sur l’herbe, regarder d’autres jouer au football et même faire de la barque sur le bassin au pied du monument pour Alphonse XII, dit le Sage. Le dimanche, les familles viennent au parc pour tout ça.



On quitte Alphonse le Sage pour retourner un ratito à l’hôtel, histoire de se reposer un tout petit peu.
On dîne dans un restaurant texan, on se gave de viandes et j’ai une pensée émue pour les végétariens du Monde entier. Après ça on tente le flamenco au Cardamomo mais c’est complet alors on rentre.
Tiens j’ai oublié mon parapluie au restaurant texan. Je veux rendre hommage à présent à un ami fidèle, acheté chez Marks and Spencer à Londres en 2007, qui a vécu à Paris et qui préfère poursuivre sa route à Madrid. Puisse son nouveau propriétaire en prendre soin et le rendre heureux ! Adiós Paraguas Inglés.

 

Samedi 15 mai 2010

Petit tour de shopping ce matin dans les rues ceinturant la Puerta del Sol ; A noter que l’une d’entre elles propose un commerce particulier : les femmes. Bon nous on va plutôt à la FNAC. Puis sur la Gran Vía. Aujourd’hui on fête San Isidro, le saint de la ville de Madrid mais aussi les 100 ans de la Gran Vía alors pour l’occasion l’avenue est interdite à la circulation et plusieurs scènes sont installées pour accueillir artistes et émissions de radio. On passe une bonne partie de cette journée entre boutiques et foule. Des enfants et parfois des adultes portent des vêtements traditionnels. On dit aussi au revoir aux parents de Yarín qui rentrent à Puerto Rico (¡ qué suerte !). Sous les arcades d’une banque, je vois un couple visiblement Andins revêtir un costume de Mickey. Et ça me pince le cœur de les voir ainsi, Mickey est si loin de leur culture. Mais il faut aider ceux qui sont au pays et survivre soi-même !

Fin d’après-midi : on se mélange à la foule sur la Gran Vía. On est très serrés tant il y a du monde. Des danseurs de tango qu’on voit à peine. On marche jusqu’à la Porte de Alcalá puis retour vers la Puerta del Sol. Dans le coin on mange, on boit de la sangria. Puis on sort à nouveau, des Plazas : Santa Ana, del Angel et du monde partout, beaucoup de monde, des vieux, des viejitos en couple qui sortent la nuit, attendent le bus en bande. La nuit, le soir, il  y a du monde dans le centre de Madrid. Je suis quand même un étranger.

 

Dimanche 16 mai 2010

Ce matin on se lève un peu plus tard car la fatigue se fait sentir. Le dimanche c’est jour de marché aux puces : El Rastro, dans le quartier Lavapiés. Le marché est très grand et on y trouve de tout et surtout n’importe quoi : des vêtements cheaps, de la contrefaçon, des bijoux en toc. A quelques rares endroits on peut quand même avoir un ou deux coups de cœur pour un artisanat notamment de porcelaine. Il y a énormément de monde mais pas comme hier sur la Gran Vía, on avance sans se marcher dessus ni risquer sa vie en cas de chute. On déjeune place Santa Ana, au soleil avant de rejoindre le musée du Prado. C’est si grand qu’il est impossible de faire une visite exhaustive en une demi-journée. Et d’ailleurs à quoi bon ? On a préféré choisir certains artistes, des plus exposés (Velasquez, Goya) aux plus connus (Le Greco, Rembrandt, Le Titien). Il est remarquable d’avoir accès à autant de bouts de l’histoire de l’art.


Dans cette ville il y a souvent foule, on a le sentiment qu’il se passe toujours quelque chose, une manifestation par ici, un concert par là, un anniversaire public, etc. C’est assez curieux. Une ville en constante effervescence. Ça doit être vite fatigant tout ça ! On ressort peu avant 20.00. Un peu tôt pour dîner alors on se balade, Calle del Arenal puis autour de la Plaza Mayor. On finit par choisir un restaurant joliment décoré qui nous sert du jambon, du fromage, du chorizo frit, des pommes de terre alioli. Bref que du bon. On sort ensuite jusqu’au quartier de Lavapiés. C’est un endroit assez populaire où les gens sont dehors jusqu’à très tard le soir, les enfants aussi ! On voulait écouter du flamenco mais le spectacle n’est toujours pas commencé. Alors on rentre. Comme des vieux. Sauf que les vieux ici ne rentrent pas chez eux, ils sont dehors. Parfois ils attendent le bus. Drôle de ville !

 

Lundi 17 mai 2010

Último día à Madrid. Le matin nous arpentons la calle de Serrano où contrairement à ce qu’on pourrait a priori penser, on ne croise pas de jambon tous les 10 mètres. Il paraît que ce sont les Champs-Elysées madrilènes. Une longue suite de boutiques de luxe : vêtements, bijoux, montres, bagages, etc. Moi j’aime bien ça les vitrines. On reprend le métro pour la Gran Vía où l’on déjeune dans un très bon restaurant italo-argentin : de María. Ensuite c’est du shopping avant le retour à l’aéroport et les 2 heures de retard classique.
Adiós Madrid. C’était rapide. Pas furieux. Juste rapide.


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